21 décembre 2008
life in chiang mai
Finie la retraite de santé, à moi les sunlights et la vie trépidante de chiang mai… après un semaine de tranquillité, le modeste périphérique autour des murs de la ville me semble parcouru d'une activité hystérique. je débarque dans la guest-house où se trouve ma sœur pour une nuit, voire deux… avant de décider quoi faire du reste de mon séjour. Je ne savais pas à ce moment que j'allais y rester jusqu'à mon retour en france. Mountain view gueshouse, un peu trop près du périphérique, mais un beau jardin intérieur avec ses arbres, son eau qui coule nous berçant de sa fraîcheur, tout un tas de tables permettant de se croiser, bavarder, de manger aussi, du moins jusqu'à 19h, heure de l'extinction des feux, heure de transition entre le jour et la nuit, marquée par l'agacement des moustiques qui ont, eux aussi, leur heure pour se repaître de notre sang, heure pour décider quoi faire de sa soirée : virée au night bazaar dénicher une énième babiole ou craquer pour des vêtements ethniques qui apparaîtront sans doute importables en France, échappée belle à trois sur un scooter — dans le plus pur style thai — à la découverte d'un petit restau typiquement thai, style brasérade où l'on fait cuire soi-même viandes et poissons sur une tôle en aluminium permettant de faire en même temps un délicieux bouillon, bière dans un des nombreux bars en écoutant de la musique live, à moins que fatiguée par trop de tours en bicyclette ou de massage, il soit préférable de se glisser dans son lit pour une nuit réparatrice. Il est bon parfois de n'avoir pas trop de projets, de visites, juste être là, ressentir le rythme de la ville, flâner le nez au vent, prendre un thé dans un joli jardin en dégustant un délicieux apple pie, au goût devenu aussi exotique pour moi que pour les thais, presque uniques consommateurs de ce ravissant café.
Le soir est propice aux rencontres internationales, tel ce jeune américain pratiquant un taichi nocturne sous les lanternes maintenant éteintes de la place de thaipe gate qui m'a permis de découvrir et expérimenter une autre forme de taichi que la mienne ou, à l'occasion d'une recherche de rotees à la banane, cette brésilienne, danseuse et peintre partageant son temps entre l'Espagne où elle vit avec un allemand et la thailande où il possède une maison dans la campagne de chiang mai. Maison dans laquelle j'étais invitée dès le lendemain pour une soirée d'anniversaire cosmopolite. Voilà tout le bonheur des voyages, paradoxalement l'éloignement rapproche… des autres, de l'instant à vivre, du plaisir partagé sans se préoccuper du lendemain. Les langues se mélangent se croisent, se superposent, les italiens parlant espagnol avec des allemands, des thais parlent anglais avec une française qui parle en italien avec une brésilienne. De quoi parle-t-on en voyage ? très vite de l'essentiel, de nos rêves réalisés ou pas, de cette recherche de sens… de la vie que nous avons tous, du plaisir aussi de partager l'incroyable saveur des poissons que nous avons dégustés ce soir-là dans un restaurant thai perdu au milieu de nulle part, mon meilleur souvenir de poisson, je crois ! perches rondes et charnues préparées de trois manières différentes, le rose était à la vapeur, entouré du vert luisant des légumes, le blond était grillé au sel et recouvert de lemon grass frit en tempura ("arroy" : délicieux en thai !), le brun nous offrait sa chair mixé avec du gingembre et des herbes (renversant !). Retour à chiang mai le lendemain en scooter pour ma dernière journée, dernier petit déjeuner avec édouard, charmant vieux canadien,, ultime tour à warorot market m'emplir de toutes ces saveurs, ces couleurs, ces odeurs qui sont la marque de la thailande, ce soir le train de nuit me ramène à bangkok pour une ultime journée avant mon vol tard dans la nuit vers Dubai puis la France.







press, palm, strech
chiang mai à nouveau, sensation de rentrer à la maison après des vacances. Il fait beau, l'air est plus agréable qu'à bangkok. Mais je ne verrais rien de la ville, une adresse imprimée en thai dans la main, j'entame les négociations pour me faire conduire dans un centre de santé dans la campagne où ma sœur fait une formation de nuad boran.
Nuad boran, nom véritable du massage thai, et que les choses soient claires une fois pour toutes, tout cela n'a rien à voir avec ce que nos esprits occidentaux ont l'habitude d'imaginer sous le terme "massage thailandais". Je ne sais d'ailleurs pas d'où vient cette dérive, peut-être du fait que ce massage est un réel échange entre deux personnes et utilise avec une grande intelligence le corps, le poids, la résistance et la souplesse de chacun pour étirer, dénouer, mobiliser, muscles et tendons du massé, certes, mais aussi du masseur dont l'art consiste à trouver la position et la pression juste. Tout un art donc, qui à l'instar du yoga, du taichi, permet de (re)trouver, entre autres choses, une cohérence corps, esprit, âme… Beau programme pratiqué partout en thailande aussi naturellement que nous nous lavons les dents, mais que notre appétit a transformé en gigantesque usine à fric, autant du côté des salons de massages que celui des écoles essayant de répondre à la demande grandissante des occidentaux qui, non contents de se faire masser, désirent aussi s'initier à cet art.
Hutte, salon, spas… il y en a pour tous les goûts, toutes les bourses jouant à touche touche dans n'importe quelle rue de bangkok, chiang mai ou ailleurs, aguichant le chaland de proposition de : foot massage, full massage, oil massage, herbal compress massage, etc… Quant à la qualité… cela relève de la loterie et refroidit un peu les ardeurs après quelques premières expériences ratées … et douloureuses ! Qualité ou pas des écoles aussi proposant à qui mieux mieux l'illusion d'être capable de pratiquer un full massage de 2 h, en 5 jours de cours !!! Difficile de s'y retrouver mais nous verrons bien… après une demie heure de route dans une campagne agricole, j'entre dans une propriété rassemblant plusieurs maisons traditionnelles thai entourées de verdure et d'eau. Je vais y rester une semaine, complètement immergée dans un univers presque exclusivement féminin dirigée d'une main ferme par Hom Pra, masseuse de son état, aidé pour l'intendance par son mari, Christopher, poète (méconnu) américain, ainsi qu'une armada de petites mains.
Réveil 6h30, prière et yoga à 7h, petit déjeuner à 8h, cours jusqu'à 12h, déjeuner, reprise des cours 13h jusqu'à 16h, steambath aux herbes à 17h30, dîner 19h, au lit à 21h !
Vie régulière, quasi monacale, nourriture délicieuse et abondante, peut-être trop et journées passées à manipuler et se faire manipuler dans tous les sens par des mains plus ou moins précises… Corps douloureux qui rêve de l'heure tant attendue du steambath aux herbes fraîches du jardin (gingembre, tuméric, tamarin, citrons curieusement bosselés, autres feuilles inconnus, un peu de camphre) dans lequel nous nous glissons voluptueusement en commentant la journée. Lorsque nous en sortirons, la nuit sera là, posé sur une table basse nous attendra un thé chaud au gingembre en guise d'apéritif, juste le temps de savourer pleinement l'immense privilège de vivre cet instant avant de passer à table déguster soupes diverses, perches grillés au sel, multitude de légumes et autres fruits. Christopher, en parfait maître de maison, alimentera la conversation et nous nous coucherons , repassant mentalement les postures de la journée.







12 décembre 2008
retour vers la jungle urbaine
Dernière soirée à Kao Sok, ce soir on écume les bars !!! On a vite fait le tour des trois ou quatre bars, vides, essayant à grand renfort de décibels, d'attirer les quelques touristes qui ne sont pas coincés à Bangkok. Nous jetons notre dévolu sur le freedom café, son drapeau et sa feuille jamaïcaine… un jeune thai en dreadlock écoutant à fond du reggae (y compris français !) nous a servi nos boissons, nous étions seules… question ambiance, j'ai vu mieux, mais la soirée était belle et le reggae nous changeait agréablement de la sirène infernale !
Le lendemain, une halte à surat thani, où en attendant notre train, nous avons baguenaudé à travers l'effervescence des préparatifs de l'anniversaire du roi avant de retrouver celle de bangkok pour quelques jours, où —chance pour nous— les problèmes politiques nous permettent de retrouver mon bel hôtel avec des chambres disponibles. Une aubaine pour récupérer après des journées harassantes à travers des marchés improbables, ou curieux comme celui aux amulettes qui fait cohabiter religion et superstition sans état d'âme… ou virée sur les klongs pour visiter la magnifique maison en teck de jim thompson, magnat américain de la soie thailandaise. Siam square, toujours aussi fou, avec en plus les effigies du roi, comme il en fleurit d'ailleurs, partout en ville. Contraste saisissant, le musée d'art moderne, brille par son vide sidéral et sa température sibérienne… un peu de verdure dans le parc de lumphini, affalées dans l'herbe pendant que des citadins de tous âges, toutes couleurs et tous pays essayent de s'oxygéner un peu dans un jogging très très international ! Retour impatient vers notre havre de paix (ai-je assez dit combien cet hôtel est étrangement et merveilleusement à part) mais un peu long grâce ou à cause d'un chauffeur de tuk tuk très sympathique qui nous a …payé pour nous transporter ! si si ! qui a dit que les tuk tuk arnaquaient les touristes ? Bon d'accord, ce n'était pas pour nos beaux yeux et l'arnaque était contre d'autres…arnaqueurs mais nous, nous avons bien ri !!!
Ce soir, nos routes se séparent, valentine rentre finalement à paris avec un seul jour de retard et moi, je repars vers chiang mai, ma sœur et peut-être un stage de nuad boran dans un lieu magique, mais cela est une autre histoire…


































04 décembre 2008
gorilles dans la brume…
6h du matin, la brume s'accroche toujours au mont Phu. Jusqu'au dernier matin du dernier jour, Koh Jump aura gardé son aura d'île mystérieuse, décor parfait pour un énième épisode de "lost". Kaoh Sok, prochaine destination… forêt tropicale primaire, vieille de plus d'un million d'années, abritant un faune… terrestre celle-ci ! éléphants, léopards, tapirs, serpents, singes et bien sûr, insectes en tous genres ! Devenue un parc naturel national, elle attire de nombreux touristes se prenant pour Mooglie, à la recherche de Baloo, ou rêvant de tracer leur chemin à la machette, transpirant sous leur casque colonial… libre à chacun de puiser sans fin dans sa bibliothèque personnelle et choisir son héros pour affronter l'enfer vert !
A l'entrée du parc, a poussé un hameau de maisons sur pilotis , de cabanes dans les arbres ou de bungalows le long de la rivière que l'on franchit sur des passerelles suspendues en bois ou par de sommaires ponts de bambou construits en une journée qui nous évite de nous déchausser pour rejoindre notre cabane perchée, la nuit à la lueur de ma toujours minuscule torche… des guest-houses donc, des plus sommaires aux belles maisons en briques au bord de l'eau, des restaurants toujours suspendus, terrasses couvertes en bois, enfouies, mais semblant flotter au cœur d'une luxuriance de bananiers en fleurs et de toute une flore exubérante de formes et de couleurs. Balustrades de rocaille ou de simples branches de bois tordu, multiplication de pots d'orchidées, datura, bégonias… renforcent la sensation que la jungle nous a déjà englouties. C'est vert, férocement vert, le ciel toujours gris et menaçant rend plus aigu ce sentiment de prolifération souterraine, inexorable…silencieuse ? Ah ça non, alors ! le silence n'existe pas dans la jungle ou alors, il est annonciateur d'un danger encore plus grand sans doute. Des bruits d'insectes connus genre grillons, des cris d'oiseaux (je suppose !) curieux, très mélodieux ou stridents, d'autres qui, à l'unisson et sur deux tons semblent devenir une immense respiration sonore. Et puis, le premier soir avant la tombée de la nuit, le bruit d'une sirène ou d'une alarme, insupportable alors que nous nous baladions dans l'unique rue du hameau. Impossible de savoir ce que c'est ; la fermeture du parc, peut-être, indiquant aux retardataires qu'il faut vite regagner nos abris perchés, laissant la sauvagerie de la nuit se déchaîner ; pas un usine à l'horizon qui signifierait la fin de la journée, ni même un bâtiment nécessitant l'installation d'une alarme assourdissante. Mystère…, selon les endroits, le bruit s'amenuise et puis reprend de plus belle. Nous espérons simplement que notre cabane, plus éloignée,sera à l'abri. Hélas, en traversant la rivière, le bruit est à nouveau insupportable et c'est là, au beau milieu de l'eau que nous apprenons que ce bruit infernal est d'origine animale !!! Si si ! Par contre, ne me demandez pas s'il s'agit de chauve-souris ou d'insectes, genre cigales frottant leurs élytres, je n'ai pas bien compris les explications données.
Bref, moralité de l'histoire, à la panoplie du parfait explorateur de jungle qui comporte machette, chapeau colonial, crème anti moustique, chemise à manches longues, chaussettes épaisses ( les sangsues passent à travers les chaussettes en coton — expérience personnelle) et torche, ne pas oublier de joindre … des boules quiès pour pouvoir dormir !
Au petit matin, mes oreilles une fois débouchées, grand ramdam sur le toit, bruits de pas, branches et feuilles mortes qui tombent de toutes parts… on ouvre la porte, on jette un œil sur la terrasse… juste le temps d'apercevoir une petite tête poilue qui se rétracte aussitôt… pour réapparaître dans l'encadrement de l'autre fenêtre. D'autres bruits, la vision d'une longue queue traversant la terrasse…c'est l'invasion ! Dans la chambre, un carnage ! Une bande de signes s'est jeté sur nos oranges qu'ils mangent sans vergogne, jetant les épluchures et crachant les pépins (c'est que c'est délicat, un singe !) un peu partout autour d'eux. Le mâle nous observe d'un air insolent et n'est absolument pas impressionné par nos tentatives d'intimidation pour les faire fuir, au contraire, il nous montre les dents ! Les autres, plus craintifs, fuient par une fenêtre pour réapparaître dans la salle de bains à l'air libre ou sur la terrasse qu'ils trouvent, il faut croire, assez inspirante… !


















27 novembre 2008
une semaine pieds nus…
Luxe, calme et volupté… oui bien sûr, difficile d'échapper aux poncifs ! l'imagerie collective de la vie sur les îles repose bien sur une part de réalité, réalité de l'image certes, dans laquelle on se fond peu à peu sans s'en rendre compte. La nonchalance nous gagne, le pas se fait languide, celui qui nous mène sans hâte du bungalow vers le bar, du bar vers la plage, de la plage vers la hutte de massage. Moiteur sous un ciel qui ne se décide pas à devenir bleu mais qui du coup, nous épargne le (pas tout à fait) bleu de la mer sur le (pas tout à fait) blanc du sable. Couleurs plus subtiles d'une mer couleur d'huître sous un ciel laissant dériver des flots de nuages d'un blanc, bleuté jusqu'à ceux, d'un somptueux et menaçant gris violet qui allument la mer de vert d'algue.
Mais réalité aussi, de l'agacement de ce trop de vie, trop de tout : moustiques, pucerons, mouches qui vous traquent sans répit, venant perturber la douce torpeur du jour, même la faune marine se ligue contre nous, plancton électrique qui nous fait payer par ses décharges l'immense privilège d'admirer les délires hallucinatoires et psychédéliques que, seul un Dieu sous acide a pu imaginer quand il a conçu coraux et poissons tropicaux. Mais peu importe le prix à payer lorsque on peut admirer de minuscules et gélatineux "nemo" orange fluo rayé de blanc, jouant à cache cache avec grâce au cœur d'anémones pourpres quand ils ne viennent pas, curieux ou agacés - va savoir - droit sur votre masque, regarder de plus près cet étrange, blanc et balourd animal qui vient déranger la belle harmonie de son aquarium géant ! Comment parler de ces poissons perroquets flamboyants, de ces rigolos poissons-coffre jaune à pois noirs et de ces impudiques bénitiers exhibant des lèvres ourlées, pulpeuses d'un violet outrancier ou d'un vert de forêt profonde mais qui jouent les effarouchées, rentrant leurs lèvres indécentes à l'intérieur de leur coquille (piège fatal) à peine on fait mine d'approcher la main. Les coraux, délires architecturaux, cités futuristes ou forêts primaires, énormes cerveaux colorés posés sur le sable, abritent-ils plus de sagesse que le nôtre ? Algues lumineuses qui éclairent nos pas, la nuit, à la frange des eaux…
Balades en long tail boat, vers les rochers mythiques de koh phi phi, blocs de calcaire couvert de végétations tombant droit dans la mer, la plage de "la Plage", pas vraiment comme dans le film et sans leonardo…, l'île de bamboo au sable (vraiment) blanc qu'un orage aussi subit que violent nous a empêché d'apprécier vraiment et puis, et puis… les carpaccio de barracuda (oui, je sais, pour les initiés, sur la photo, c'est un espadon, mais je n'ai pas vu le barracuda que nous avons mangé), les crabes (nous sommes sur l'île aux crabes) vapeur aux diverses sauces thai, les crevettes à toutes les sauces, sans oublier les séances de massage sous la hutte dans le bercement sonore de la mer, délicieuse (?) torture, masochisme assumé à se faire (pour de vrai) marcher dessus, et qui vous laisse moulue mais dénouée sous le rire de notre masseur-jardinier dont le regard se fait concentré quand il trouve un nœud : not good, not good, dit-il, tout en triturant le point en question et rieur quand on gémit sous l'effet de la douleur.
Combien de temps peut-on rester ici sans se perdre, sans se lasser de cette beauté, sans fuir, vaincue par toutes ces minuscules bestioles qui vous titillent jusqu'à l'épuisement nerveux, vous empêchant par là-même de jouir de ce paradis.
Au moment où j'écris, il est 13 h, plus rien ne bouge, la plage et la mer sont désertes, le ciel nuageux et la mer se confondent en un gris argenté laiteux, je finis ma bière thai en pensant que j'aurais aimé avoir le talent de Brel pour écrire des paroles aussi belles que la chanson "aux marquises"…











23 novembre 2008
sous les cocotiers…
mae hong son - bangkok - koh jump,
une nuit à mae hong son pour rien, j'étais venu pour prendre un avion qui me ramènerait rapidement à bangkok, pas de chance, les thais sont en vacances, plus de place sur les vols ! me voici coincée pour une soirée dans un village… suisse ! Propret, coquet, avec son petit lac artificiel et son temple disneyien et son aéroport que l'on peut rejoindre à pied du centre ville !!!! Petit marché de nuit avec encore plein de saveurs à découvrir et aux aurores le lendemain, la route aux 1800 virages à nouveau mais cette fois-ci dans un mini-van climatisé, histoire de passer le temps en papotant avec quelques nomades parcourant le monde… raté, le mien est plein de moines bouddhistes et de thais. Pour la conversation, on repassera !






Bus, tuk tuk, train de nuit pris in extremis, journée de balade à bangkok avec ma sœur arrivée la veille et en transit pour le nord, ainsi que valentine, venue me rejoindre et avec laquelle je descend dans le sud, re train de nuit pour surat thani, re bus pour krabi, galère pour trouver un bus pour le petit village où nous devons prendre le bateau pour notre petite île mystérieuse, finalement taxi pour atteindre l'embarcadère, bateau à longue queue, moto taxi et enfin le paradis… sous la pluie !!!!!! soit pour moi plus de 48 h de voyage où j'aurais traversé quasiment toute la thailande.


Changement de décor, changement de climat et d'atmosphère, le ciel est gris, bas, il fait moite et humide, il a apparemment beaucoup plu, des inondations çà et là, des forêts de cocotiers le long des routes, des temples toujours mais aussi des mosquées et de plus en plus de femmes avec des foulards, couleur de peau plus sombre aussi… Organisation thai impeccable ! à peine descendus du train, nous sommes assaillis par les propositions de bus à destination de Krabi d'où essaiment tous les départs vers les îles. Des petits stickers colorés sur les vétements pour dispatcher les touristes dans les bons bus et tout cela en dehors de la ville bien sûr ! pas moyen de s'échapper pour se débrouiller soi-même ! Et toi, tu vas où ? phuket ? koh tao ? koh samui ? nous, non koh jump ! inconnue au bataillon ! combien tu paies pour la traversée? Peur de se faire arnaquer, ou de ne pas s'être fait comprendre, tout le monde est là sous la pluie à attendre son mini van. le nôtre est sensé nous laisser à la gare des bus locaux où nous n'arriverons jamais… de guerre lasse nous prenons un taxi. Nous attendons notre bateau dans une atmosphère de bout du monde, contraste saisissant avec le trajet en train plein de touristes gagnant les plages.







Voilà, nous y sommes, après un dernier effort sur des pistes de terre rouge cahotantes. Quelques beaux bungalows au frais sous les arbres, avec l'archipel de Kok Phi Phi (l'île où a été tourné le film, "la plage" avec di caprio) en guise de ligne d'horizon, l'éblouissant cliché de vacances tropicales !
18 novembre 2008
sur la route de mae hong son
je voulais voir des fleurs… j'ai vu des grottes !
14 novembre, je refais mon paquetage, direction Mae Hong Son à la frontière birmane et la saison des fleurs. Pourquoi là plutôt que Pai ou Chiang Rai ? Parce que ces deux villes ont l'air incontournables dans le circuit des voyageurs (si je peux éviter l'incontournable… ) et seules mes deux sympathiques compagnes de train ont évoqué cet endroit. J'ai quand même lu deux ou trois choses sur le coin, entre autres sur la route qui y mène, route aux 1800 virages !!! avec de très beaux paysages, elle passe aussi par Pai, repère des backpackers en quête de treks.
Hier soir, dîner avec tous les couchsurfers présents chez esther… incroyable esther, qui ouvre au monde entier ses portes et tient table ouverte pour tous. Dîner donc avec david, marisa et puis dereck et delphine, suisses voyageant depuis plusieurs mois à travers la Russie, la Chine, Singapour et en route pour le Laos, le Cambodge… et la sœur d'esther arrivée de Singapour avec sa fille de 12 ans et ses 2 copines, trois gamines délurées et adorables, déjà si féminines et si fashion avec leur sourire d'acier !
Ce matin, grandes embrassades, on promet de se revoir ici ou ailleurs, esther (très mamma italienne) me donne des cookies pour la route, puis un gâteau à donner à john lorsque je lui dis que je vais sûrement m'arrêter à Soppong, et donc à Caves Lodge… mon tuk tuk est là, direction la gare routière et le bus local pour… 5 heures de route et de virages avec quelques pauses dans de petits villages, le temps d'avaler une petite soupe à la cantine locale. A Pai, nous déversons le quota de routards qui n'a pas pris la route dans les minibus climatisés (dans le bus local non climatisé, j'avais ma polaire sur le dos…fenêtres ouvertes + ventilateurs à fond) et je repars, seule occidentale au milieu des thais. La route est vraiment très belle, presque comme en sardaigne mais plus large, heureusement d'ailleurs, car ils adorent couper les virages et n'hésitent pas à doubler n'importe quand.



Le soir commence à tomber très vite quand j'aperçois enfin le panneau soppong, juste quelques modestes maisons le long de la route… une ou deux guest houses aussi mais ce n'est pas là que je vais… par précaution, je demande au chauffeur s'il connaît la direction de caves lodge, il descend alors du car et m'amène vers deux types assis à côté de leur scooter. Moto taxi ! Me voilà donc, un peu frigorifiée, dans la nuit, cette fois-ci noire, à l'arrière d'un scooter, roulant dans la forêt vers ce fameux caves lodge, vanté par esther. Le taxi me laisse à l'entrée d'un chemin complètement obscur mais 100 m plus loin j'aperçois les modestes lumières de ce qui va être mon paradis pour 3 jours…


Un petit portail devant lequel on laisse ses chaussures, ouvrant sur une vaste salle commune sans mur sur 3 côtés, de grandes tables en bois luisant, 3 bancs délimitant un espace où brûle un sympathique feu, un grande cuisine ouverte où tout se passe; les repas, les infos, le frigo où les bières attendent d'être bues, les enfants qui jouent par terre au milieu des odeurs de cuisine. On me montre ma chambre, plus bas dans la forêt après avoir suivi un petit chemin de calade. Me voilà arrivée à un bungalow avec petite terrasse et immense banc pour se relaxer, l'intérieur est modeste, juste un immense bât-flanc avec un grand matelas posé dessus et une salle de bains attenante. Parfait, absolument parfait ! Je pose mes affaires, remonte à la salle commune, lis sur le grand panneau tout ce que la maison propose de délicieux ; une foule de plats thais, du pain fait maison, des muffins (le propriétaire est austrtalien,mais la bière est thai !) et quelques plats farangs (caucasiens, blancs quoi! pour les non initiés). Je me décide pour un tom yum, soupe de lemon grass, gingembre, poulet, chili bien évidement ! 20h 30 tout le staff a disparu, presque tout le monde est au lit et la musique de sade étrangement rétro en la circonstance se perd dans le vacarme des criquets et le murmure de la rivière toute proche. Dodo ! j'ai hâte de voir tout cela au soleil.
6h30, après une nuit plutôt fraîche, descente vers la rivière en contre-bas, la brume matinale lutte encore contre le soleil naissant et laisse deviner les différentes constructions sur leur pilotis. Quel calme, quelle fraîcheur, quelques gamins au bord de l'eau, un bel endroit pour le tai chi… plus tard…


pour l'instant, mon estomac me réclame un bon petit déj ! Thé de chine, petits pains chauds, omelette, fruits frais et lecture sur les murs couverts de grands panneaux proposant des circuits de découverte des grottes environnantes à pied ou en kayak et divers autres treks vers les villages de montagne. J'hésite un peu, tout me tente mais comme il faut être au moins 4, je finis par rejoindre un groupe qui part à pied à la découverte de grottes. Un australien, 2 shrilankaises, un guide thai et nous voilà sur les chemins munis de notre déjeuner, d'un casque, d'une lampe frontale et d'un bâton en bambou. Magnifique balade à travers rizières, forêts de bananiers, de bambous, de teck, explosion de sunflowers (cela ressemble plutôt à des marguerites orange). La terre est rouge, grasse, gorgée d'eau, on dirait de l'argile rouge. Première grotte, quelques passages étroits et très, très glissants, stalactites, …mites et autres concrétions transformées au gré de nos lampes en mystérieuses créatures.






Retour à la nuit, le long et finalement dans un petit ruisseau. Pieds trempés ? fatiguée ? que m'importe, ce matin j'ai pris la précaution de commander (après tout, c'est mon anniversaire aujourd'hui !) un sauna local aux herbes !!!… et un massage. Vite sous la douche, et une serviette sur l'épaule, je me dirige vers le bungalow où se trouve le sauna. Très folklo !! Alors, il faut imaginer une cahute à côté de laquelle brûle un feu de bois qui réchauffe un récipient rempli d'eau d'où part un tronc en bois creusé qui rentre dans la cahute et envoie la vapeur… mais en haut ! A l'intérieur, un banc. Si on s'assoit sur le banc, la chaleur nous passe au dessus. Une jeune fille arrive et me demande si cela va, j'essaie de lui expliquer le problème. Très sérieusement, elle me montre que je dois me mettre debout sur le banc, prendre l'espèce de vieux tee-shirt qui couvre l'entrée de la vapeur et de m'en servir comme d'un éventail pour faire circuler l'air chaud ! ça c'est du sauna dynamique ! après un quart d'heure d'activité sémaphorique, je me lasse un peu, ressors pour, j'espère, me relaxer d'un bon massage. Non, dîner d'abord, massage après m'explique la chef de la cuisine ! soit ! que diriez-vous d'un délicieux pad king (porc, noix de cajou, gingembre, poivre, lemon grass et autres herbes) et enfin, direction le dortoir pour mon massage. Le meilleur, le plus authentique et délicat massage depuis le début de mon voyage, donnée par une jeune femme papotant avec sa petite fille allongée à côté de nous, me donnant ainsi la sensation d'une pratique à la fois banale et communautaire qui effaçait (un peu) ma position de cliente. A la fin du massage, la petite fille s'était endormie et j'avais presque envie de dormir là, moi aussi, dans cette intimité ainsi créée. En retournant vers ma chambre, j'aperçois le feu du sauna qui brûle toujours et la jeune femme qui me fait signe, m'expliquant qu'il est bien chaud maintenant et que je peux y retourner. J'entends des rires qui fusent de l'intérieur du sauna et ces rires sonnent français ou plutôt belge ! la porte s'ouvre et je vois deux gars en serviette, hilares qui, eux-aussi pratiquent le sémaphore ! Allez viens ! me disent-ils, plus on est de fous… plus on rit, tout en agitant le vieux tee-shirt. Nous voilà partis d'un fou rire, mais je décline l'invitation, la journée a été suffisamment remplie.
Demain, rien ! je profite du lieu…



Réveil tardif, je traîne, lave quelques vêtements qui sécheront, j'espère, avant l'humidité du soir (ne pas oublier que je suis partie avec le strict minimum), puis au gros de la chaleur de l'après midi, petite thalasso dans le swimming hole (la rivière en contre-bas). J'ai rendez-vous à 17h 30 avec un couple de californiens pour aller assister à la nuit tombée au chassé-croisé des hirondelles et des chauve-souris à l'entrée de l'immense caverne toute proche. A mesure que nous approchons, le cri de milliers d'hirondelles déchirant le ciel se fait assourdissant, elles tournent et virent à une vitesse folle avant de rentrer définitivement se coucher dans la caverne, nous restons là le nez en l'air mais attention à la pluie de fientes !!! sans compter l'odeur…

Au fur et à mesure que le vol des hirondelles s'éclaircit, celui des chauve-souris sortant s'intensifie, silencieux celui-là…peuple de la nuit croisant peuple du jour, une utilisation bien rationnelle d'un même habitat ! Il fait nuit noire, nous rentrons à la lumière de ma minuscule torche.
De nouveaux migrateurs, humains ceux-là, ont posé leurs sacs à caves lodge, un pur baba cool libano-australien sur le retour avec toute la panoplie, voyageant avec sa fille, accompagnée d'une jeune thai, tatouée, excitée, charmante mais néanmoins très bonne en boxe thai se prénommant Natacha et un grand blond, coachsurfeur, d'origine indéfinie… Groupe assez hétéroclite donc, auquel je me suis ralliée pour une virée en kayak super coooooollllll. Dans les rapides, ça ne pagayait pas violemment…donc chavirage et baignade garantie ! Pour moi c'était encore plus cool, j'étais avec un guide thai. Nous avons avalé nos rapides avec une rare élégance. Une bonne bière chang là-dessus en papotant avec Natacha, qui a une guest house et une boutique à Pai et un boy friend allemand et qui tire les cartes et, et, et …Ils rentraient tous le soir même à Pai en scooter pour une very big party. Ils voulaient m'emmener avec eux mais l'idée de faire mes bagages, puis une heure de virages, à trois sur un scooter avec les sacs m'a paru un peu trop coooooool tout de même. De plus, cela me faisait retourner sur mes pas et je n'aime pas cela. Donc pas de changement de programme cette fois, je reprends le bus demain pour Mae Hong Son et tant pis pour la big party ! J'ai les coordonnées de Natacha, je retournerai peut-être la voir !


13 novembre 2008
chiang mai… saveurs et lumière
mercredi 12 novembre, ce soir fool moon ! l'effervescence monte dans la ville. dans tous les temples, on s'affaire, on décore de fleurs, on fabrique les petits radeaux de fleurs qui, ce soir, auront la lourde charge d'emporter au loin tous nos péchés… ! la fumée des encens brulés envahit la ville.
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Ce matin, j'ai décidé de conquérir la ville… à bicyclette ! non mais ! hier soir, j'ai mis deux heures pour retrouver le chemin de ma chambre, toujours avec l'aide inopérante de gens plein de bonne volonté. c'est donc décidé, je vais apprendre à retrouver mon chemin. deux heures plus tard, mal aux fesses mais assez contente de moi, je me repère (j'en connais un, qui se reconnaîtra qui serait épaté), j'ai exploré un grand nombre de soi. c'est extraordinaire comme, dès que l'on tourne dans une soi, la fraîcheur de la végétation, le calme des maisons en bois nous envahit tout à coup, la circulation des avenues s'évanouit subitement et circuler à bicyclette devient un vrai plaisir. Et puis, un peu d'activité physique devenait nécessaire après le cours de cuisine d'hier soir que nous avons pris, david, marisa et moi et dont nous sommes ressortis le ventre plein et le nez plein d'odeurs inédites.
Nous avons réussi des curry vert et rouge magnifiques, des spring rolls parfaits, le problème, néanmoins sera au retour, de trouver tous ces ingrédients inconnus sous nos latitudes.



Tout cela m'a bien donné envie d'aller faire un tour au marché, qui, en cette journée de yi peng, vibrait d'une activité encore plus forte. Toutes les sortes de gingembre étaient là, lemon grass, minuscules aubergines amères, sweet basil (du basilic au goût de fenouil citronné), des feuilles d'un arbuste don je ne me souviens plus du nom et dont je ne suis pas capable de décrire le goût, ces fruits étonnants comme le jak fruit, énorme qui se dépiaute et contient ces espèces de graines ? jaunes au goût délicat et puis… ces mouches, abeilles grillées. Et là, j'ai hésité, je goûte ou pas … je me serais bien laissée tenter mais pour une fois la vendeuse n'était pas souriante et j'ai passé mon chemin !



La nuit tombe, les lanternes brillent de tout leur éclat, retour au bercail pour préparer la grande fête, les feux d'artifice explosent de toutes parts, nous dînons sur la terrasse qui donne sur la rivière en regardant passer les radeaux de fleurs et leur flamme ténue, la lueur de la pleine lune juste au dessus de nous ne réussit pas à masquer la délicate et fragile incandescence des lanternes s'élevant sereinement dans le ciel noir, créant une nouvelle carte céleste remplie de promesses et de vœux inscrits sur chacune d'elles.









12 novembre 2008
chiang mai, yi peng…
chiang mai, 9h du matin, le train a deux heures de retard, pas grave, je papote avec mes voisines en dégustant une "rose apple", sorte de pomme allongée rose foncé avec une chair verte pâle aqueuse, très désaltérante. en apparté, d'ailleurs, quel plaisir, les fruits dans ce pays, ananas, citrons, oranges, mangues pour les plus connus et d'autres moins comme le "dragon fruit (comme un artichaut rose dont on aurait enlevé les feuilles à l'extérieur avec une chair blanche parsemé de graines noires au goût délicat de melon d'eau) et encore d'autres dont je ne connais pas le nom. je disais donc, arrivée à chiang mai où j'avais réservé un chambre dans le même type d'hôtel charmant qu'à bangkok. La aussi, havre de paix, petit jardin charmant, accueil adorable (voir photo), connexion wireless parfaite dans la chambre. je me jette sur mon ordi et chance, je trouve une réponse enfin favorable à mes demandes de couchsurfing. Rendez-vous donc demain chez esther au bord de la rivière… en attendant, je découvre la ville à bicyiclette, ce soir, c'est le grand marché du dimanche et demain commence yi peng, le festival des lumières pour la pleine lune de novembre. déjà la place de thapae gate se couvre de lanternes jaune et bleu qui attendront lundi soir pour briller de tous leurs feux !
11 novembre 2008
cool bouddha… et en route pour chiang mai
bangkok, dernier jour … ce soir je prends le train de nuit pour chiang mai. fatiguée de la stridence de la ville, je pense qu'il est temps d'aller dire bonjour à bouddha et chance ! encore une fois, je peux voguer vers le wat poh à peine à six quais de mon quartier (thewet). beaucoup de monde, touristes et thais mélangés, les premiers les bras en l'air (dont moi !!) avec leur appareil numérique, vous avez remarqué comme la gestuelle de prise de photos a changé depuis le numérique !, les derniers, sérieux et recueillis. à l'intérieur du sanctuaire, un bouddha d'or couché de … 46 m de long. l'air très cool, la tête négligeament posé dans sa main. Tout en parcourant le lit de 46 m, j'entendais un son répétitif que j'avais du mal à identifier, pas vraiment une musique, un tintement, de l'eau ? non, plus métallique… une fois les pieds (incrustés de nacre, excusez du peu !) contournés, j'aperçois le long du mur, une très longue rangée de récipients sphériques devant lesquels tout le monde passe avec un petit seau contenant des piécettes que l'on aura aquis contre une donation et qu'on dépose une par une dans chacun des récipients et c'est donc le tintement produit par les piècettes des visteurs qui produit l'ambiance sonore du sanctuaire. Inutile de dire que j'ai conscienseusement participé…



…avant de me lancer dans la redoutable recherche de renseignements sur l'école de massage du wat poh; ubuesque ! après avoir erré dans un labyrinthe de petites maisons, dans l'enceinte du wat poh, qui je suppose sont les cellules monastiques, fait 2 fois le tour de l'enceinte sur les conseils souriants mais néanmoins erronés ou incompréhensibles de braves gens, j'ai fini par trouver au fond d'une soi (rue ou ruelle mais qui peut être excessivement longue et déboucher sur d'autres labyrinthes) la fameuse école et repartir avec un prospectus et des explications plus que sommaires.
ll me restait 2 heures avant d'entamer mon périple vers la gare située en plein chinatown, donc bien estimer le temps nécessaire au risque sinon de louper mon train. J'étais à un jet de bateau de la fameuse kaon san road (la rue où toute la faune occidentale telle des peccore en sac à dos vient se dépayser…), je me suis donc jetée à l'eau… bon, je ne passerai pas mes vacances là !
retour à l'hôtel en taxi récupérer mon sac, un gros orage éclatant sur bangkok, course à pied sous la pluie pour attraper un bateau archi bondé, du coup j'ai raté mon quai, accosté plus loin à la bourre et avec l'aide d'un très gentil thai (j'étais paumée, pas prévu d'arriver là, moi !), trouvé un taxi, négocié un peu mais pas trop le trajet et enfin dans le train, 1er classe, …il faut se le répéter pour le croire, un froid sibérien dans le compartiment, dans le wagon, anglais, canadiens, allemands. je suis seule dans le mien, je pique un petit somme avant le départ et quand je me réveille, je me retrouve en compagnie d'une charmante dame thai, my roommate,comme elle l'annonce elle-même avec un sourire. dans le compartiment voisin, son amie d'enfance avec son mari, destination chiang mai, puis mae hong son pour voir la saison des fleurs sauvages… quel beau programme ! cela me donne des idées…





